COMMUNIQUE DE LA CGT
PSE Interforum Editis : signature d’un accord
Mais des inquiétudes sur la salle des ventes d’Ivry
Trois mois après l’annonce par la Direction d’INTERFORUM (filiale d’EDITIS, la branche
Edition du Groupe VIVENDI) d’un projet de Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) avec près
d’une quarantaine de suppressions de postes, un accord unanime a été signé jeudi 1
er avril
2021 avec l’ensemble des organisations syndicales dont la CGT sur les mesures
d’accompagnement et d’indemnisation de bon niveau pour les salariés concernés.
Depuis le début de la procédure, la CGT s’est mobilisée auprès des salariés pour d’une
part éviter les départs contraints et d’autres part obtenir des indemnités à la hauteur des
moyens du Groupe VIVENDI et du préjudice subi par les salariés.
Les départs de salariés sont liés à la fermeture des salles de vente de Bouc-Bel-Air (13),
Saint Genis Laval (69) et Ivry sur Seine (94), à des suppressions d’emplois au sein des équipes
commerciales du réseau Volumen et à des suppressions d’emplois suite à la relocalisation du
site d’Interforum Ballainvilliers (91) sur la commune de Tigery (91).
« Les licenciements économiques imposés par le Groupe VIVENDI de Monsieur Bolloré
ne sont pas acceptables, alors même que le Groupe se porte bien et fait des bénéfices
importants ! » lance Didier Glachant, Délégué Syndical Central CGT Interforum EDITIS.
« Pour autant, après plusieurs mois de négociation acharnée au sein de laquelle la CGT a pris
toute sa place, nous avons obtenu à la fois de réduire nettement le nombre de
licenciements et d’augmenter très fortement les aides aux salariés licenciés » précise le
DSC CGT.
La priorité a ainsi été donnée par la CGT à l’emploi.
Au-delà des départs volontaires et des reclassements internes limitant le nombre de
licenciements, la Direction s’était engagée à revoir sa position sur la fermeture de la salle
des ventes d’Ivry et à trouver une solution pour la maintenir.
Malheureusement, la Direction du Groupe Editis n’a pas respecté à date son
engagement à trouver une solution avant le terme de la consultation des CSE, l’avis du
CSE central d’Interforum ayant été rendu le 13 avril sans obtenir de précision de la Direction.
Cette situation n’est pas acceptable pour la CGT et est potentiellement génératrice de
risques psycho-sociaux pour les salariés de la salle des ventes d’Ivry qui sont mis dans une
incertitude insoutenable quant à leur avenir. C’est pourquoi, Didier Glachant, DSC CGT, a
interpellé Michèle Benbunan, la PDG d’Editis, afin qu’une solution de maintien de
l’emploi soit rapidement officialisée.
Pour autant, la négociation a permis d’obtenir un congé de reclassement jusqu’à 24 mois
(loin du minimum légal de 4 mois) rémunéré à 80% du salaire brut (soit quasiment un maintien
du salaire net) pour les plus bas salaires, de même que des indemnités de départ jusqu’à 24
mois de salaire en cas de départ volontaire et jusqu’à 30 mois de salaire en cas de départ
contraint, selon le niveau de revenu et l’âge, ainsi que des rachats de trimestres de retraite
(même si la CGT aurait souhaité des mesures de pré-retraite).
« On s’est battu comme d’habitude en privilégiant les salariés les plus en difficulté »,
précise Didier Glachant.
« À mes yeux, ces résultats valident une certaine stratégie bien menée avec l’aide du cabinet
SECAFI mandaté par le CSE central tout le long de notre négociation : on n’a pas envoyé les
salariés manifester dehors mais se mobiliser en interne ; les représentants du personnel CGT
se sont tous battus comme d’habitude pour arracher ces indemnités. On est sur des niveaux
jamais atteints en termes d’indemnités, et sans le moindre incident ! »
La direction a d’ailleurs souligné que le dialogue social continu et constructif avait permis
de poser les bases d’un bon accord PSE.
A la suite du rendu d’avis du CSE central d’Interforum le 13 avril 2021, le PSE va être soumis
à la validation par l’administration du travail.
Les salles de vente de province fermeront leurs portes fin octobre 2021, après de nombreuses
années d’activité. Les salariés quitteront leur emploi en fin d’année. La CGT a déjà pris contact
et rencontré les salariés concernés et continuera à être à leurs côtés.
Pour Didier Glachant, DSC CGT : « La mobilisation continue pour trouver une solution
d’emploi à chaque salarié. La signature de l’accord sur les mesures sociales n’est qu’une
première étape. Maintenant, il y a une seconde étape qui est de leur retrouver un emploi. Car
nous sommes exigeants. La CGT se battra pour eux. Il ne faut pas oublier que les salariés ont
des crédits sur le dos, qu’ils doivent rebondir et y voir clair. Sauf que pour rebondir et y voir
clair, il faut un nouvel emploi. Au sein d’Interforum ou ailleurs. »
Didier Glachant insiste : « Sur le maintien de la salle des ventes d’Ivry, nous restons
mobilisés, car il ne serait pas acceptable que la Direction d’Editis renie son engagement
à trouver une solution pour maintenir l’activité et les emplois ! »
« Cet accord est la preuve qu’il fallait mettre la barre assez haut et ce sera pareil pour
les reclassements. »
L’accord PSE sur les indemnités de départ est bien accueilli mais sans triomphalisme
débordant.
« Il n’y a jamais de bon PSE parce qu’on préfère toujours garder son travail, mais les mesures
sociales, notamment financières, compensent en partie cette perte d’emploi. Avec cette
annonce, on sent que la tension est un peu retombée. » indique Didier Glachant.
Contact :
Didier Glachant Délégué Syndicat CGT et Coordinateur CGT Editis-Vivendi
0619285287
Cgt-didier.glachant@interforum.f
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