mercredi 26 avril 2023

COMMUNIQUE CGT EDITIS ADRESSER AUX SALARIES EDITIS

 COMMUNIQUE CGT EDITIS

En ce moment-même, se jouent l’avenir d’Editis, notre groupe, deuxième groupe français d’édition-diffusion-distribution, et notre avenir, à nous toutes et tous, salarié(e)s d’Editis. 

Nous avons le droit d’être informé(e)s sur l’opération de M. Bolloré. Son groupe existe grâce à notre travail, c’est aussi grâce à notre travail qu’il peut se lancer à l’assaut de Hachette. Mais M. Bolloré raffole du secret. Son opération d’achat de Hachette-livre pose des questions urgentes : sur la survie d’Editis, de ses filiales, sur ce que nous allons devenir, toutes et tous. Et au-delà, sur toute l’économie du livre en France. Mais M. Bolloré n’en a rien à faire. 

« Dormez, et fermez-la » pourrait être le nom de code de l’opération. Editis ne communique pas en interne, pas plus au dehors. Le comité Editis, dans lequel la direction du Groupe dispose de relais « syndicaux » complaisants, s’aligne. Pire : les mêmes nous enjoignent, nous, CGT, et d’autres avec nous, de nous taire aussi. Soi-disant pour ne pas « nuire » aux intérêts de l’entreprise, en réalité pour que M. Bolloré décide de notre avenir sans être dérangé. Editis devient une citadelle assiégée. 

Pas de chance : les langues se délient à l’extérieur. Des témoignages anonymes de salarié(e)s paraissent dans un média en ligne et mettent la Directrice générale dans tous ses états. Elle nous accuse de comploter contre l’entreprise, sans se demander si, dans une ambiance interne moins détestable, les salarié(e)s éprouveraient autant le besoin de s’en plaindre à l’extérieur. 

En attendant, nous, élus et mandatés CGT, nous continuons de faire notre travail. Nous continuerons de dénoncer le climat social qui règne chez Editis, et nous faisons tout pour éclaircir le dossier Vivendi-Lagardère . 

. Nous nous prononçons pour la cession d’Editis à un seul et même repreneur, pour garantir le maintien du groupe, de ses composantes et de ses salarié(e)s, 

. Pour cette raison, nous nous opposons à la cotation du groupe en bourse, qui impliquerait sa vente à la découpe et sa dissolution, 

. Après avoir rencontré de nombreuses sources proches du dossier, et échangé nos informations avec elles, nous feront tout pour rencontrer les repreneurs potentiels, et obtenir de leur part toutes informations possibles sur leurs intentions sociales et économiques, 

. Nous sommes en lien avec des élu(e)s du Parlement européen et la Commission européenne, qui doit se prononcer mi-février sur la validité de l’achat de Hachette-livre au regard de la législation sur l’abus de position dominante, 

Nous ne prétendons pas faire l’impossible, ou des miracles : nous entendons respecter le mandat que les salarié(e)s nous ont confié, et tout faire pour les informer de leurs propres affaires. C’est leur droit, c’est notre devoir.

Ce qu’on veut imposer aux salarié(e)s d’Editis, passé le délai nécessaire pour l’examen des candidatures au rachat de l’entreprise, passé l’avis de la commission européenne, et si celle-ci ne s’y oppose pas, c’est que le nom du repreneur sorte du chapeau, avec un plan stratégique impératif, devant des salarié(e)s ignorant tout et impuissants. 

C’est peut-être le choix des dirigeant(e)s d’Editis et de leurs serviteurs, ce n’est pas le nôtre. Quelle que soit l’issue du processus (et elle risque de ne pas être un long fleuve tranquille), nous restons là pour servir nos collègues. 

Vous pouvez compter sur nous et n’hésitez pas à nous interpeller. 

Info dernière minute 

Notre organisation syndicale a été reconnue comme tiers intéressé par la DG de la concurrence de Bruxelles et elle donnera à la Filpac-CGT la possibilité de faire connaître son point de vue dans ce dossier. 

Didier Glachant 

Coordinateur Syndical CGT Editis 
Délégué syndical central CGT Interforum Editis 
Membre de la FILPAC-CGT et de UFICT-Livre et Communication 
Courriel Perso: didierglachantcgt@yahoo.com 
Courriel Pro: didier.glachant@interforum.fr 
Portable : 0619285287

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